17 novembre 2007
J'ai été gâtée!!!
Regardez ce que j'ai trouvé vendredi dans ma boite aux lettres!!!
Flo a pensé à moi en allant au salon du livre! Elle avait bien précisé (dans cet article) qu'elle avait acheté ce livre pour l'offrir, mais je ne pensais pas du tout que ce serait pour moi!!!
Alors, Flo, je te le redis, MERCI MERCI MERCI!!!!!
En plus, le livre est dédicacé!!!! "Pour Isabelle, en espérant qu'elle se laissera séduire par Antoine Le Tellier" => va falloir que j'explique à mon homme que le bellâtre ne peut pas être une menace pour notre couple, vu que l'auteure a bien précisé qu'il n'existe pas! (voir ici) (ah, dommage que le rêve soit brisé avant même d'avoir pu y rentrer dedans... ;-) )
Il me tarde de le lire!!!!
15 novembre 2007
Lire c'est partir
Lire c'est partir est une association qui vend des livres de jeunesse à 70 centimes. Ce matin, ils étaient dans mon iufm : j'ai pu en profiter pour faire exploser ma PAL! (J'en ai acheté pas moins d'une vingtaine...)
Il y a des livres pour tous les âges, de 4 à 10 ans. C'est toujours intéressant de connaître cette assoc', notamment si on est dans une école qui n'a pas trop de budget, pouvoir acheter une série de livres pour moins de 20 euros, c'est quand même pas mal...
N'hésitez pas à visiter leur site pour connaitre leurs dates et lieux de passage, ou pour passer commande!
07 novembre 2007
L'adversaire, Emmanuel Carrère
Ce livre est tiré d'un fait réel particulièrement atroce : un homme se fait passer pour chercheur à l'OMS aux yeux de tous, y compris de sa famille et de ses proches. En réalité, il n'exerce aucune profession. Son mensonge a fonctionné pendant 18 ans. Lorsque celui-ci menace d'être découvert, il tue sa femme, ses enfants et ses parents.
Emmanuel Carrère a correspondu avec cet homme, Jean-Claude Roman, et a assisté à son procès, pour essayer de nous raconter sa vie, tissée de mensonges, un petit mensonge entrainant tous les autres pour aboutir au drame final. Il nous fait rentrer dans la vie de cet homme d'une lâcheté incroyable.
J'ai beaucoup aimé ce livre, même si j'y mets un bémol : la description du moment où il tue sa famille est particulièrement insoutenable. Donc peut-être un passage à zapper pour les plus sensibles d'entre nous.
C'est un livre que je ne relirai pas : l'histoire est tellement atroce que je ne pourrai pas l'oublier.
Avant de lire ce livre, faites attention : il risque fort de vous rendre complètement paranoïaque. Jean-Claude Romand a réussi à tout cacher aux siens pendant 18 ans... A partir de là, comment pouvons-nous encore être sûrs des autres?
03 novembre 2007
Les hirondelles de Kaboul, Yasmina Khadra
Mohsen et Zunaira faisaient autrefois partie de la haute société. Il étudiait les sciences politiques, elle était avocate... Avant... Avant que l'intégrisme ne s'abatte sur Kaboul... Maintenant, la belle Zunaira, déchue de son emploi, reste cloitrée chez elle. Et Mohsen traine dans les rues sans savoir comment occuper ses journées, et se laisse ronger par la folie ambiante.
Un autre couple, Atiq et Mussarat. Atiq Shaukat est geôlier, Mussarat est très malade.
Le roman nous parle des errances des deux hommes, de leur recherche d'un souffle de vie dans un Afghanistan asphyxié par les talibans. Yasmina Khadra s'attache tout particulièrement à décrire l'ambiance, l'impossibilité pour une femme de se promener tranquillement dans une rue, la toute-puissance des talibans, la terreur, la liesse qui accompagne les lapidations et exécutions publiques. Est-il encore possible d'aimer, à Kaboul? Comment garder la raison, comment ne pas devenir fou, quand on est sans cesse épié dans chacun de ses gestes, quand même la musique est interdite? J'ai beaucoup apprécié le fait que les personnages hommes soient nuancés ; ainsi, j'ai été touchée par l'humanité du geôlier, et choquée par les moments de dérive de Mohsen. Zunaira se montre digne, parfois jusqu'en devenir injuste, et Mussarat d'une générosité et d'une grandeur d'âme époustouflantes.
Je conseille ce livre à tous ceux qui ont apprécié "Les cerfs-volants de Kaboul", de Khaled Hosseini.
02 novembre 2007
Jonathan Livingston le goéland, Richard Bach
Les goélands volent pour se nourrir ; leur nourriture étant composée de poissons et de pain sec jeté par les bâteaux, ils n'ont guère besoin de voler haut. Mais Jonathan n'est pas comme tous les autres goélands : lorsqu'il vole, il n'est pas mu par la seule nécessité, mais bien par le désir et le plaisir de voler. Il cherche les performances, voler toujours plus vite, toujours plus haut! Ceci est extrémement mal vu par la société des goélands, il en est exclu par le Grand Conseil. Continuant malgré tout ses entrainements, il rencontre d'autres goélands comme lui, qui vont l'aider à progresser. Malgré tout, Jonathan est rongé par la nostalgie des siens, et souhaiterait leur faire comprendre le bonheur de voler. Parviendra-t-il à retourner vers eux et à les convaincre? C'est un récit de la perséverance et de la quête de liberté.
Ce conte initiatique se lit d'une traite. L'histoire est agréable, peut-être un peu simpliste et manichéenne, mais somme toute sympathique. J'ai apprécié la beauté de certaines illustrations.
01 novembre 2007
Compartiment pour dames, Anita Nair
Akhila, 45 ans, décide sur un coup de tête d'entreprendre un voyage pour faire le point sur sa vie, pour tenter de répondre à toutes ses interrogations. Elle monte dans un compartiment réservé aux dames, et là, à la faveur de l'anonymat, de la possibilité de parler sans la peur du qu'en dira-t-on, les langues se dénouent.
Six femmes nous ouvrent les portes de leurs vies, nous racontent leurs quotidiens, leurs espoirs et leurs désillusions.
Akhila nous raconte sa vie de vieille fille, sa vie sacrifiée pour ses frères et soeurs depuis la mort de son père.
Janaki, la plus âgée, raconte comment son amour passionnel pour son mari s'est peu à peu transformé en une tendre amitié, et comment les constantes attentions de son époux ont pu la faire passer aux yeux de tous pour une faible femme.
Margaret Shanti, biologiste, compare les êtres humains à des éléments chimiques. Son mari, Ebenezer Paulraj, est l'huile de vitriol, tyran domestique. Son histoire est celle qui m'a le plus émue, particulièrement quand il l'oblige à se faire avorter.
Prabha Devi, d'abord attirée par le mode de vie occidental, découvre vite ce qu'il peut en coûter à une femme de ne pas marcher la tête courbée...
Enfin, Marikolanthu, la seule à ne pas appartenir à une haute caste. A la mort de son père, sa mère s'est mise à travailler en tant que cuisinière pour le Chettiar, homme ayant fait fortune grâce aux vers à soie. Plus tard, Marikolanthu rentre au service de cette famille en tant que nourrice de l'enfant de Sujata Akka, la belle-fille du Chettiar. Les deux jeunes femmes se lient d'amitié, mais lorsque le corps de Marikolanthu quitte l'enfance, Sujata Akka lui fait quitter la demeure afin qu'elle n'attire pas la convoitise des hommes. Marikolanthu part alors vivre au service de deux femmes médecins, qui lui promettent un avenir d'aide-soignante. Mais la maladie de sa mère va chambouler ces projets. Obligée de retourner là-bas, sa vie sera ruinée par un viol suivi d'une grossesse dont elle rejettera l'enfant.
Grâce à ces témoignages et ces confidences, Akhila trouve la force de reprendre sa vie en mains.
Ce livre, fortement ancré dans les moeurs indiennes, n'en a pas moins pour antant un aspect universel, par les questions qu'il soulève concernant les rapports hommes/femmes dans le couple. J'ai vraiment apprécié cette lecture, c'est donc un livre que je conseille.




